Becco

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Construit sur un promontoire, le petit village rural de Becco doit vraisemblablement son nom de la romanisation de « bôkholt » (bois de hêtre). Quoi que l’explication populaire fasse référence à la relative pauvreté du sol : « en’na nin bêcop » (du wallon : il n’y en a pas beaucoup). De ce village, la vue sur La Reid, Hestroumont et sur les bois de Rohaimont est magnifique.

Le village groupe de petites exploitations agricoles en long et des habitations du XVIIe siècle, en moellons de grès sous bâtières de tuiles. L’unité et l’homogénéité de l’ensemble confèrent au hameau une valeur architecturale non négligeable. La première chapelle de Becco fut achevée en 1714 et dédiée à Saint Eloi, patron des orfèvres et forgerons car une clouterie et un maréchal-ferrant existaient dans le village. Au-dessus du portail trône la statue de Saint Eloi avec son enclume. A proximité se dresse un imposant tilleul, avec à son pied, la Croix du Tilleul, croix en bois datée, sur son socle, de 1890. A droite du porche d’entrée de l’église, une pierre encastrée et gravée mentionne les combattants de la première guerre mondiale originaires de Becco. Devant celle-ci, nous pouvons admirer la fontaine de Becco.

Le village s’est installé au bord d’un ruisseau à proximité d’un gisement de minerais de fer jadis exploité. L’agriculture a occupé les terres les plus fertiles et les forêts ont été reléguées aux situations les moins favorables.

Sur la route Theux-Becco existe encore un fortin : c’est une ligne défensive et d’observation dépendant du fort de Tancrémont.

Ce village est le lieu de la Légende des deux possédés de Becco

A découvrir dans la revue récemment éditée par le Syndicat d’Initiative de La Reid ( en couleur et en deux langues) « A la découverte de La Reid et de ses environs, Promenade Patrimoniale ».

Outre le village de Becco, la paroisse comprend quelques hameaux et fermes dispersées dans les environs.

La paroisse appartient au doyenné de Spa, distante d’une dizaine de kilomètres, et au diocèse de Liège, ville distante d’une trentaine de km. Monseigneur Aloys Jousten est l’évêque de Liège depuis 2001.

Source des textes et illustrations ci-après : http://paroisse.becco.be/fr/becco/

Le village de Becco a appartenu à la commune de La Reid jusqu’en 1977, date à laquelle la commune de La Reid a été fusionnée avec celles de Theux et de Polleur. Theux fait partie de l’arrondissement de Verviers et de la province de Liège.
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La commune de Theux a une population d’environ 11.500 habitants.

Le village est situé à une altitude de 340 m dans l’Ardenne liégeoise, une région vallonnée où alternent bois (de feuillus et de conifères) et prairies.

Il comporte une quarantaine de maisons, dont quelques dernières fermes (principalement de vaches laitières). Il y a 50 ans, le village vivait encore essentiellement de l’agriculture ; actuellement, il comporte surtout des résidences principales pour des personnes travaillant à Theux, Spa, Verviers et Liège, ou des résidences secondaires.

Il n’y a plus ni école, ni commerces. L’école, communale, a fermé le 1er septembre 1975; les commerces, quant à eux, n’ont pas résisté à l’introduction de la TVA. Qui sait ? Peut-être qu’un jour, ces piliers d’un village reverront-ils le jour chez nous ? Nous l’espérons : cela signifierait une nouvelle vie pour notre village !

Saint Eloi, patron de la paroisse de Becco, (environ 588 – 659)

Orfèvre, maître de la monnaie, évêque, Eloi était le type du chrétien engagé. Né à Chaptelat près de Limoges (France), il fut formé de bonne heure au travail des métaux précieux et devint un artiste habile. Introduit auprès du roi Clotaire II, il réussit à exécuter deux fauteuils en or, ornés de pierreries, avec les matières nécessaires pour en faire un seul. Ce coup d’éclat de conscience professionnelle lui valut le poste de maître de la monnaie.
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Devenu ministre du roi Dagobert, il contribua à christianiser ces rois mérovingiens encore rudes et imprégnés de paganisme. Prêchant partout la justice sociale, il donna l’exemple d’une ardente foi chrétienne. Saint Ouen, son ami, rapporte de nombreux miracles dont beaucoup sont sans doute légendaires, mais qui témoignent de son influence. Il n’était donc pas étonnant que, quoique laïc, il ait été choisi comme évêque en 639 à la mort de saint Anschaire, pour lui succéder au diocèse de Noyon-Tournai. Ordonné prêtre en 640, puis évêque, il commença une nouvelle vie encore plus active : longs voyages apostoliques dans le nord de la France et la Flandre, et fondation de monastères, tels Saint-Loup à Ourscamps (Oise) et Solignac (près de Limoges). Il paraît qu’aux étrangers qui le cherchaient, on disait :  » Vous le trouverez là où vous verrez un grand nombre de malheureux et d’infirmes.  »

Saint Eloi s’éteignit le 1er décembre 659 et fut inhumé au monastère de Saint-Loup, qui prit son nom. Ses reliques, déposées d’abord dans la cathédrale de Noyon, furent transférées en différents endroits et finalement conservées à l’abbaye d’Oosterhout près de Bréda (Pays-Bas), pour revenir enfin, en juin 1952, à la cathédrale de Noyon, son diocèse.

Le culte de saint Eloi s’est répandu jusqu’à nos jours. Ses attributs sont la crosse (de l’évêque), le marteau et l’enclume (de l’orfèvre). Il est le patron des orfèvres, des ouvriers travaillant les métaux et aussi de tous ceux qui, comme les cultivateurs et les vétérinaires, approchent les chevaux que l’on doit  » ferrer « .

(Notice rédigée par le Père Léon van der Biest, SJ, curé de Becco de 1974 à 1991)

Il a été choisi comme patron de Becco avant même la création de la paroisse, certainement en raison du nombre d’ouvriers travaillant le métal, notamment des cloutiers, qui habitaient le village.

Pour en savoir plus sur saint Eloi, vous pouvez vous référer à :

http://www.histoire-en-ligne.com/article.php3?id_article=300

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